Je suis à la recherche, en état de veille, de l'Instant où Temps, Espace et Pensée ne font qu'un. Oh, je crois savoir que cet état, nous le rencontrons tous lorsque nous transmigrons - à notre décès - mais j'ai la nette certitude que je puis y arriver de mon vivant, sans en être le dernier instant. Cela fait partie de mes croyances : en effet, je crois - fondamentalement parlant - à quelque chose, soit un état, soit une transition, après ma mort. Ne sommes-nous pas tous condamnés à mort dès notre arrivée sur cette planète Terre ?
En fait, ce qui me met la puce à l'oreille (j'ai le nez fin; ça me met la puce à l'oreille, et qu'est-ce que je vois ?), c'est la vie onirique : le rêve. Quand je dors profondément, et que j'entre dans cette phase de sommeil que les spécialistes nomment "le sommeil paradoxal", il me semble que c'est - là - un reliquat d'un état dans lequel je ne suis plus, car projeté dans une matière collante et gluante autant que limitative, mais que je pourrais (re)connaître dès mon décès. Oh, oui, je crois savoir que dans notre société occidentale, la mort fait peur; il me semble plutôt que c'est l'aventure inconnue de cette expérience existentielle, qui flanque la trouille, plutôt que le fait de mourir (en supposant qu'elle survienne paisiblement ET sans souffrance, parce que, là aussi, l'humain a la trouille de souffrir et envisager qu'elle ne sera point paisible le fait, de surcroît, paniquer!
Pourtant, dans la vie quotidienne, il existe 2 instants que les scientifiques appellent des "mini-morts" : l'éternuement et l'orgasme; ils sont ainsi appelés mini-morts car en ces instants précis, toutes les fonctions vitales s'arrêtent. Et, sans nécessairement rechercher les éternuements, le plaisir qu'ils nous procurent peut traduire le plaisir de soulagement qu'ils induisent, sans vraiment avoir conscience que c'est d'une mini-mort dont il s'agit réellement. Ne serait-ce point analogue avec notre mort proprement dite ? Alors, pourquoi paniquer à l'idée qu'en un instant, fort probablement connu de notre intuition, nous quittions subitement la matière, mmmh ?
Certains humains tombent en dépression parce qu'ils se prennent un an de plus dans la tronche à leur date anniversaire. Prenez conscience qu'en ce monde de matière, tout est relatif, et que l'âge ne traduit que le nombre de fois que la planète Terre a fait le tour du Soleil... (en 1 an, ou en 365 jours, ou en 8 760 heures, ou en 525 600 minutes, etc.
Bref.
Il me semble que dans le rêve, l'espace, la pensée et le temps (pas celui des horloges qui ne fait que passer, mais celui que nous traversons parce que je considère au vu de tout ce qu'il y a dans cet article, que le Temps est statique et, me basant sur les récits du passé, suis convaincu qu'une vie humaine entière correspond à l'équivalent d'un battement de coeur dans un état transmigré, c'est-à-dire au-delà de la mort - "dans l'Au-delà" ... je préfère le vin d'ici que l'eau de là...) ne font qu'UN; je puis rêver d'une vie toute entière et qui, de plus, n'est pas celle que je vis étant éveillé, et m'apercevoir, au réveil, que ce rêve n'aura duré que quelques minutes. N'est-ce pas fascinant ? Et prêtant étonnamment à la réflexion, mmmmh ?
A bientôt pour de nouvelles aventures sur les questionnements existentiels.
Chel